LA GRECE JUSTIFIE SON PROJET DE MUR A LA FRONTIERE TURQUE

Athènes a défendu hier son projet d’édifier une clôture de 12,5 km à la frontière turque, le long de la rivière Evros, pour mieux contrôler l’afflux d’immigrants clandestins.

« La Grèce a dépassé ses limites en terme de capacités d’accueil des migrants » déclaré hier le ministre grec de la Protection Citoyenne, Christos Papoutsis, après avoir annoncé l’érection d’un mur de 12,5 km le long de la frontière turque  destiné à empêcher les migrants de rentrer illégalement en territoire grec. Dénonçant « l’hypocrisie de ceux qui critiquent » ce plan sans connaitre « la dure réalité à laquelle les citoyens grecs sont obligés de réagir », il a annoncé dans la foulée la mise en place d’une nouvelle politique d’immigration plus restrictive et la création d’une autorité indépendante chargé d’examiner les demandes d’asile.

A Bruxelles, Michel Cercone, le porte-parole de la commissaire européenne aux Affaires Intérieures Cecilia Malmstroem, a regretté la mesure, estimant que « les murs sont des mesures à court-terme qui ne permette pas de s’attaquer au problème de l’immigration clandestine de manière structurelle »

Coté turc, le gouverneur de la province frontalière d’Erdine, M. Gökhan Sözer, a pour sa part estimé que cette barrière « sera utile à la Grèce » tout en défendant le travail des gardes frontières turcs qui selon lui « travaillent dur pour arrêter les migrants illégaux»

La Turquie est régulièrement  accusée par la Grèce de ne pas faire suffisamment d’effort en matière de lutte contre l’immigration clandestine.

Membre de l’espace Schengen, la Grèce est le point d’entrée favori des migrants entrant en Europe, notamment depuis le renforcement des contrôles maritimes de Frontex, la police européenne des frontières.
On estime que 90% des clandestins entrant dans l’UE passent par la Grèce via la Turquie, soit quelques  130 000 personnes l’année dernière. La Grèce, en proie a une crise économique sans précédent,  compterait plus de 1,5 millions d’immigrés, sur une population totale de 11 millions d’habitants.

Si la Grèce possède plus de 200 km de frontières avec la Turquie, c’est dans la zone ciblée, entre les villes d’Orestiasa et de Vissa, que la majorité des clandestins tentent leur chance.

Le mur, composé de barbelés et de caméras thermiques, devrait être  achevé d’ici la fin mars.

Le + du Grand Turc : Les clandestins,la plupart Afghans , entrent en Turquie via la région du Kurdistan, le long de sa frontière orientale. Escarpées et difficiles d’accès, donc de contrôle, les routes montagneuses du Kurdistan sont utilisés par la mafia locale comme par les séparatistes kurdes pour acheminer hommes, stupéfiant et produits de contrebande.

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