LIEBERMAN : « ISRAEL NE SERA PAS LE PUNCHING-BALL DE LA TURQUIE »

Dans une interview au Jerusalem Post, le ministre des Affaires Etrangères israélien se refuse à toute excuse et accuse le gouvernement turc  d’utiliser l’image d’Israël.

Avigdor Lieberman

Dans une interview accordée jeudi au Jerusalem Post, Avigdor Lieberman,  le ministre des Affaires Etrangères israélien, accuse la Turquie d’exploiter le conflit israélo-palestinien à des fins de politique intérieure : « Israël ne sera pas le punching-ball de la Turquie » prévient-il, « Israël ne doit pas être utilisé comme un thème de campagne pour les prochaines élections nationales turques en juin ».

Les liens historiques entre Israël et la Turquie se sont brutalement tendus en mai dernier quand les commandos marines israéliens ont pris d’assaut la flottille qui amenait de l’aide humanitaire a Gaza, tuant 8 ressortissant turcs durant le raid.

Une explication que nie le leader du parti d’extrême-droite Israel Beytenou  : « la crise a commencé bien avant […] en janvier 2009 quand le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a verbalement attaqué et humilié le président Shimon Peres lors du Forum Mondial de Davos » en  quittant la scène devant les caméras du monde entier pour protester contre l’offensive  de décembre 2008 contre Gaza.

« Ce coup d’éclat n’était pas improvisé mais faisait partie d’une stratégie longuement réfléchie » estime Lieberman, qui extrapole : « malheureusement, les événements récents en Turquie rappelle l’Iran juste avant la Révolution Islamiste […] Comme la Turquie, l’Iran était parmi les plus proches alliés d’Israël ».

Tout en se refusant à toute excuse, le ministre des Affaires Etrangères israélien tend la main: « J’invite M. Davutoglu à Jérusalem, ou n’importe où, où nous pourrions discuter de toutes les questions qui intéressent nos deux pays. Les alliés peuvent avoir des désaccords, c’est la façon dont on traite ces désaccords qui définie la nature d’une relation ».

Interrogé en marge de la réunion des ambassadeurs turcs à Erzurum, M.Davutoglu a répondu que « les conditions posées par la Turquie pour normaliser ses relations avec Israël sont claires : nous espérons qu’Israël engagent sérieusement une autocritique  sur les causes de ces tensions ».

 

Le + du Grand Turc : 800 travailleurs turcs employés en Israël par la compagnie de BTP Yilmazlar Holding ont été sommés de quitter le territoire avant la fin mois à la suite du non-renouvellement de leur visas. Les employés, dont le contrat courait jusqu’en 2015, travaillaient à la modernisation de 170 tanks M60 turcs, un contrat de 860 millions de dollars obtenus par Israël en 2002. La compagnie parle de pressions exercées au sommet de l’état hébreu et dénonce « une nouvelle crise avec Israël. »

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