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LE SEISME NE CALME PAS LES TENSIONS AU KURDISTAN

Alors que le pays se mobilise pour venir en aide aux victimes du séisme de dimanche dernier, le Parlement turc a annoncé qu’il ne reporterait pas son débat sur la lutte contre le PKK .

Drame dans le drame: selon les autorités, seules 9% des maisons de la ville de Van étaient assurées contre les catastrophes naturelles

Le parti kurde BDP avait demandé son report hier mais le débat parlementaire sur le conflit au Kurdistan aura bien lieu, c’est ce qu’à décidé ce matin le Président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Cemil ÇiÇek, invoquant des raisons procédurales.

La discussion à huit-clos avait été prévue jeudi dernier après qu’une attaque du groupe séparatiste kurde PKK ait fait 24 morts au cours de 8 attaques simultanées dans la province de Hakkari.

Les députés du BDP, rejoint par de nombreux autres de divers sensibilités politiques, avaient demandé le report, voire l’annulation du débat parlementaire alors que les habitants de la province kurde de Van sont encore sous le choc du terrible séisme de dimanche dernier, qui a fait selon le dernier décompte 432 morts et près de 1500 blessés.

Le visage de l’unité

En déplacement lundi sur les lieux du drame, le chef du parti kurde,  Selahattin Demirtas, espérait profiter de la tragédie pour détendre la situation après trois mois de conflits.
Au milieu des gravats, il avait appelé à observation d’une trêve le temps de répondre à l’urgence humanitaire : « L’heure est aux soins et à la solidarité » avait-t-il déclaré « Nous réglerons nos différents plus tard ». Comme preuve de sa bonne  volonté, il avait retiré dans la foulée la motion de censure prévue à l’encontre du ministre de l’Intérieur, İdris Naim Şahin.

Il a tout de même tenu a remercié la population turque pour l’aide qui afflue de tout le pays sous forme de tentes et de couvertures : « Ce soutien est un signe de fraternité. Merci tout le monde » pouvait-on lire sur son compte Twitter.

Il n’est pas le seul a vouloir afficher le visage de l’unité. Le président turc Abdullah Gül se félicitait hier de voir que « chaque citoyen de l’est ou de l’ouest du pays » se sentait « touché » par le drame et que les habitants de Van « n’étaient pas seuls », que « l’état turc leur tend la main ».

Sur place en effet les secours s’organisent. L’armée turque a dépêché 11 bataillons, le Croissant Rouge a envoyé plus de 7 700 tentes et 22 000 couvertures et transformé le stade de la ville d’Ercis en centre d’accueil. Le ministère de la Santé a envoyé 145 ambulances et une équipe médicale de 500 personnes, fait évacuer hôpital de Van et monter deux hôpitaux de campagne.

Hostilités

Derrière les appels à la conciliation et l’effort humanitaire, les tensions subsistent néanmoins. Si le pays se mobilise pour venir en aide aux populations sinistrées, certaines réactions d’hostilités dans la presse attestent du malaise qui s’est installé en Turquie depuis la reprise des combats entre l’armée et le PKK cet été.

Outre les blogueurs et les nombreux tweets qui voient dans la catastrophe une vengeance divine contre l’attentat de jeudi dernier, un présentateur renommé de la chaine d’information Habertürk, Duygu Canba, a déclenché un scandale après avoir déclaré en direct lundi soir qu’il était peiné pour les victimes  « même si » cela se passait dans la province kurde de Van.
Munge Ali, un présentateur de la chaine ATV, a quand à lui ironisé sur les demandes d’aide d’une population qui selon lui à l’habitude de « chasser les soldats kurdes comme des oiseaux« .

Si les intéressés ont du s’excuser publiquement,  certains journalistes et forces de l’ordre ont été par la suite accueillis à Ercis, l’épicentre du séisme, par des jets de pierres, ce à quoi la police a répondu à coups de gaz poivre.

A l’heure même où le séisme frappait le Kurdistan,  des centaines de milliers de personnes défilaient dans les rues des grandes villes du pays contre le PKK en hommage aux soldats tombés dans l’attaque d’Hakkari.

Suite à ce qui apparente plus à un acte de guerre qu’un attentat terroriste, l’armée turque a lancé la semaine dernière une vaste opération aérienne et terrestre dans le nord de l’Irak   et  encerclerait aujourd’hui les monts Kandil où se cache le QG de l’organisation.

Le + du Grand Turc: Alors que le nombre de sans-abris augmente et que la temperature descend, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s’est enfin résolu à accepter l’aide de ses voisins.
Il coupe ainsi l’herbe sous le pied du principal parti d’opposition, le CHP, qui lui reprochait sa gestion  de la crise et notamment son refus de l’aide étrangère. On se souvient qu’en 1999 la mauvaise gestion du terrible tremblement de terre d’Izmir – qui avait fait plus de 17 000 morts-  avait précipité la chute du gouvernement CHP de Bülent Ecevit et l’arrivée au pouvoir de l’AKP trois ans plus tard.

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DOROTHEE SCHMID: « L’AKP PEUT SERVIR DE MODELE AUX PARTIS ISLAMISTES SUR LE PLAN ECONOMIQUE »

Alors qu’Al-Qaeda a annoncé hier s’être choisi un nouveau leader, Dorothée Schmid revient sur les liens complexes entre l’AKP et les diverses mouvances islamistes de la région.
Docteur en Sciences Politiques, Dorothée Schmid est directrice de recherche à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI), en charge du programme « Turquie Contemporaine ».

Dorothée Schmid

Avant d’aller plus loin, pouvez-vous nous dire quelles ont été les réactions en Turquie à l’annonce du décès de Ben Laden ?

Du côté gouvernemental, la réaction officielle a été extrêmement claire, sans aucun malaise : le président Abdullah Gül a accueilli avec « beaucoup de satisfaction » la nouvelle, rappelant au passage que la Turquie était engagé de longue date dans la lutte contre le terrorisme, comprenez le terrorisme kurde.
La population turque a quand à elle dans sa grande majorité réagi avec indifférence à l’annonce de l’opération, même si on a pu constater de manière très marginale quelques manifestations de contestation.

La Turquie a été frappée par Al-Qaeda en 2003 dans plusieurs attentats qui ciblaient essentiellement des intérêts étrangers (une succursale d’HSBC, l’ambassade britannique…). Ce pays, qui a historiquement aboli le califat pour le remplacer par un régime laïc, devrait constituer une cible prioritaire pour une organisation qui prône son rétablissement. Comment expliquer ce calme relatif ?

Al-Qaeda vise en priorité les pays occidentaux ou considérés comme occupés par des troupes occidentales, comme l’Irak.  Ce n’est pas le cas de la Turquie, qui a certes instauré une forme -très particulière- de laïcité mais reste à 99,9% composée de musulmans sunnites. Son gouvernement, d’origine ou d’idéologie islamiste, comme on veut, utilise de plus la question religieuse en politique intérieure comme en politique extérieure et n’est donc pas comme certains de ses voisins dans une rhétorique de lutte contre l’islamisme à l’échelle internationale.
Le pays n’a donc jamais représenté une cible « prioritaire » pour l’organisation, qui l’a cependant menacé fin 2009 pour sa participation à l’ISAF en Afghanistan, quand il a pris en charge le commandement central à Kaboul.

La Turquie annonce pourtant régulièrement l’arrestation de militants d’Al-Qaeda sur son sol, comme ce fut encore le cas le mois dernier. Certains accusent les autorités de se servir de la lutte contre l’islamisme radical pour mettre en prison des militants du Hezbollah turc, un mouvement kurde….

En toute franchise, c’est très difficile d’y voir clair dans la mesure où beaucoup d’opérations de police en Turquie se passent dans une grande opacité et que le Hezbollah turc est lui même un mouvement assez mystérieux que l’on soupçonne d’avoir été monté par l’armée et les services secrets pour lutter contre le PKK. Chacune de ces arrestations est donc l’occasion pour l’opinion publique turque d’y voir un règlement de compte entre le gouvernement et des mouvements kurdes.
D’une manière générale, quand une bombe explose en Turquie, il est toujours assez difficile de l’attribuer. Plusieurs mouvements locaux sont capables de préparer un attentat, mais ne sont généralement pas lié à l’islam radical.

Le Jerusalem Post annonçait cet hiver qu’à en croire un câble diplomatique diffusé par Wikileaks, la Turquie aurait fermé les yeux sur des caches d’armes installées au Kurdistan par Al-Qaeda en Irak. Qu’en est-il selon vous ?

Aucune information sérieuse n’a été publiée sur le sujet et la nouvelle n’a donné lieu qu’a très peu de débat en Turquie. Le câble ne met pas en avant une quelconque intention de l’armée turque d’aider Al-Qaeda en Irak mais souligne plutôt leur incapacité à surveiller leur frontière est, qui soit dit en passant est effectivement une véritable passoire. C’est une plaque tournante pour toutes sortes de trafics dans lesquels peuvent être impliqués aussi bien des groupes islamistes que le gouvernement turc ou des militants kurdes.

En Egypte et en Tunisie, les Frères Musulmans et le parti Ennahdha multiplie les références à l’AKP depuis le début du « Printemps Arabe ». A quoi peut-on attribué cette soudaine notoriété ?

Question de stratégie politique. L’AKP peut servir de modèle parce qu’il a réussi légitimer certaines mesures islamistes dans le débat public,  à « blanchir » presque l’image de l’islamisme politique aux yeux des occidentaux, mais aussi pour ses réussites concrètes dans la gestion de la Turquie, notamment sur le plan économique.
Les révoltes en Tunisie et en Egypte a ouvert un espace d’expression pour des partis qui ont surtout l’habitude de la clandestinité, il est donc normal qu’il prenne un modèle qui a lui l’expérience de la vie politique. C’est une manière de se légitimer.

Quels sont les liens entre l’AKP et les autres partis islamistes de la région ?

On sait qu’il existe des liens personnels entre certains membres de l’AKP et des partis en question, et la Turquie entend bien en jouer pour peser dans la reconstruction de ces pays.  Tout en gardant une posture attentiste vis-à-vis des régimes contestés par les révoltes, les dirigeants turcs savent qu’ils doivent préparer l’avenir et ont réactivé depuis le début des événements un canal diplomatique religieux avec certaines personnalités des mouvements islamistes.

De plus, il a toujours existé des contacts entre l’AKP et le Hamas, et ce depuis la création du parti, même si ce dernier a un peu de mal à l’assumer. Le secrétaire général de l’organisation palestinienne, Kaled Mechaal, a déjà lui-même été invité en Turquie mais ce fut à initiative du parti AKP  et non du gouvernement.

A ce propos, une nouvelle « flottille pour la paix » se prépare d’ici la fin du mois. Peut-on y voir un lien avec l’avancée des élections législatives turques de la mi-juillet à la mi-juin, certains espérant peut-être profiter de l’« effet de souffle » ?

Les liens entre l’AKP et l’IHH, l’organisation caritative islamiste qui finance l’opération, sont complexes et là encore assez troubles. On sait qu’il existe des liens personnels entre certains membres des deux organisations mais cela n’a pas de liens avec l’avancement de des élections. L’AKP passe son temps à  manipuler le calendrier électoral en fonction de toutes sortes de paramètres et il est de toute manière difficile de savoir si un nouvel affrontement lui serait favorable.
Je pense au contraire qu’Erdogan n’a pas du tout besoin d’un « Mavi Maramara 2 » alors qu’il peine déjà à gérer la situation en Syrie. Je ne pense pas que cela soit dans ses intentions en tout cas.

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SELON WIKILEAKS, ERDOGAN NE « CONTRÔLE PAS LES MILITAIRES »

Le premier Ministre Recep Tayyip Erdogan aurait admis en 2004 être incapable d’interdire les survols du territoire grec de la mer Egée par l’armée de l’air turque.

Des f-16 de l'armée de l'air turque au dessus de la mer Egee

A en croire un câble diplomatique, récemment révélée par le site Wikileaks, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan aurait confié en 2004 au ministre des Affaires Etrangères néerlandais de l’époque, Bernard Bot, qu’ « il ne pouvait ordonner l’arrêt des vols au dessus de la mer Egée car il ne contrôlait pas les militaires »

La note, en date du 2 décembre, se faisait l’écho d’une rencontre entre Bot et l’ambassadeur américain à Ankara  quelques jours avant une importante réunion des dirigeants européens sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’UE, alors que l’aviation turque multipliait ses incursions dans l’espace aérien grec, ce qui faisait craindre un blocage des négociations par Athènes.

Selon le document, Bot aurait demandé l’arrêt temporaire des survols au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui lui aurait alors admis son manque de prise sur la hiérarchie militaire.

Bot aurait alors demandé aux Etats-Unis de faire pression directement sur les généraux turcs.

L’armée a toujours été très indépendante du pouvoir politique turc, qu’elle a renversé 4 fois depuis 1960. Ses relations avec AKP, au pouvoir depuis 2002, sont extrêmement tendues sur la question très sensible de la laïcité comme sur les dossiers grecs et chypriotes, où elle se refuse à tout compromis.

Malgrès les récents rapprochements diplomatiques, la Grèce et la Turquie entretiennent toujours de nombreux contentieux territoriaux en mer Égée.

Le dernier survol en date est survenu le 7 janvier dernier, deux jours avant  une visite en Turquie du Premier ministre grec, M. Georges Papandreou.

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LA PRESSE TURQUE TOUJOURS SOUS PRESSION

La Turquie célébrait hier le 50ème anniversaire de la Journée des  Journalistes  alors que la rédactrice d’un journal kurde vient d’être condamnée à…138 ans de prison !

A l’occasion du 50ème anniversaire de la Journée des Journalistes, hier, le Syndicat des Journalistes Turcs (TGS) a dénoncé les menaces qui pèsent toujours sur la situation de la presse en Turquie.

A en croire son président,  Ercan Ipekci, plus de 50 journalistes seraient  actuellement emprisonnés, et près de 4000 feraient toujours l’objet d’une enquête. Parmi les personnes incarcérées, seule une minorité a été effectivement condamnée, la plupart attendant leur procès en prison.

« L’actuelle législation rend impossible de s’opposer aux procédures engagées contre les journalistes » a-t-il déploré,  » la Turquie a besoin d’amendements législatifs pour permettre  aux journalistes de faire leur travail tranquillement. »

La Journée des  Journalistes célèbre le vote de la loi n°212 du 10 janvier 1961 définissant les droits professionnels et économiques des journalistes. Elle est depuis en concurrence avec les nombreux articles du code pénal turc limitant la liberté d’expression, sanctionnant tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’armée ou la question kurde.

Le tristement célèbre article 301 du code pénal, punissant de prison ceux « dénigrent le peuple turc« , a été utilisé il y a peu, par exemple, pour arrêter le chroniqueur du quotidien libéral Taraf, Rasim Ozan Kütahyali , qui avait critiqué qu’un régiment se voit baptisé « Mustafa Muglali », du nom d’un général reconnu coupable d’avoir fusillé 33 villageois kurdes en 1943.
Il risque deux ans de prison, pour « humiliation de l’armée » et donc, par extension, du peuple turc.

La loi anti-terroriste de 1991 (et ses amendements de 2006) condamnant la « propagande d’une organisation terroriste » est une autre des menaces qui pèse quotidiennement sur la presse turque, la notion de « propagande » restant assez floue pour sanctionner toute allusion quel qu’elle soit au PKK. Le simple fait de relayer une déclaration officielle de l’organisation terroriste passe ainsi sous le coup de cette loi.
Le 30 décembre dernier, par exemple, un tribunal de Diyarbakir, au Kurdistan,  est allé jusqu’à condamner Emine Demir, l’éditrice d’un journal indépendantiste kurde à…. 138 ans de prison (!) pour 84 articles sur le PKK, soit une moyenne de 18 mois de prison par article.

Le président du Parlement, Mehmet Ali Sahin, a visité hier l’Association des Correspondants du Parlement, dirigée par Göksel Bozkurt, du journal Daily News. Il a déclaré : » les règles de la neutralité, de l’objectivité et de l’éthique ne devrait pas être ignorée des membres de la presse quand il remplisse leur devoir« .

Les intéressés apprécieront.

 

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LIBERTE DE LA PRESSE : VERS UNE REFORME ?

Ankara affirme travailler à un assouplissement du Code Pénal Turc pour mieux protéger la liberté de la presse. Les mesures annoncées restent prudentes.

Le ministère de la Justice turc a annoncé la semaine dernière qu’il étudiait un projet de loi visant à protéger les journalistes des poursuites judiciaires qui se multiplient ces dernières années à leur encontre. Le document, qui devrait être présenté sous peu au parlement, prévoit d’amender les articles 215, 216, 220, 318 et le tristement célèbre article 301 du Code pénal turc.

Ces articles punissent de peine de prison tous ceux qui « instigue la haine et l’inimité » au sein de la société turque (art.216), « font la promotion d’organisation terroriste » (art.220), « engendre le mécontentement vis-à-vis de l’’armée » (art.318) ou « dénigrent la Nation turque » (art.301).

Jusque là, la loi considérait comme circonstance aggravante le fait de commettre ces crimes par voie de presse, la sentence en était alors alourdie. Les amendements du projet de loi visent à supprimer cette circonstance aggravante, bien que peines de prisons restent néanmoins possibles pour punir les contrevenants.

En demi-teinte

L’annonce intervient alors que le gouvernement turc prend pour 6 mois la tête du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe (garant du système européen de la protection des Droits de l’Homme) mais surtout une semaine seulement après un rapport en demi-teinte de la Commission sur ses chances d’adhésion à l’UE.

Tout en saluant la précédente réforme de l’article 301 et en reconnaissant une liberté d’expression de plus en plus grande sur « des sujets sensibles », comme les questions kurdes ou arméniennes,  Bruxelles déplorait pourtant les « pressions excessives sur les médias et les incertitudes légales [qui] affectent l’exercice de la liberté de la presse dans la pratique ».

Statistiquement, la Turquie a chuté dans le classement annuel de l’organisation Reporter Sans Frontières de la 98ème (sur 167) à la 138ème place (sur 178).
Concrètement, Ankara reconnait quelques 5000 poursuites judiciaires contre des journalistes ou des éditeurs. 25 d’entre eux sont accusés d’appartenir à une organisation terroriste, 5 sont actuellement derrière les barreaux.

Le ministère de la Justice annonce une série de mesures complémentaires après les élections législatives de 2011, sans donner plus de détails.

 

Le + du Grand Turc : Une grande partie de ces procès ont rapport de près ou de loin au scandale Ergenekon qui secoue la société turque depuis 2007. L’affaire est complexe et met en cause les réseaux parallèles de l’armée turque dans la préparation d’un coup d’Etat contre l’AKP.

Il est à ce sujet intéressant de remarquer que la plupart des accusations pesant sur les   journalistes au sein de cette affaire l’ont été sur le fondement des articles 284 et 285 du Code pénal turc, des articles ignorés par le projet de loi en question.

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